FROM GLUMO WITH LOVE

« Cela sonne comme un James Bond, mais c’est un vœu, celui que 2016 vous donne autant d’amour que glumo en donnera à vos créations. »
C’était les vœux de glumo à ses clients… Qui ont bien profité de ces chocolats personnalisés au logo glumo.

MAC GÉNÉRATION CHANGE DE LOOK

Mac génération est un site d’information quotidienne sur l’univers Apple. Je suis un lecteur de ce site qui me sert d’un point de vue professionnel pour m’informer de choses à faire ou pas, de mises à jour à faire… ou pas ! Je suis également lecteur en tant qu’utilisateur à titre personnel de matériel Apple dont je suis particulièrement fan.

Le site vient de revoir sa maquette, autrement dit la mise en page du site et lles commentaire des lecteurs sont plutôt cassants. Les plus gentils reconnaissent que le travail accompli est important, puis rapidement on passe de « c’est moche » à « j’irais ailleurs ». Heureusement la plupart sont des gens bien élevés et argumentent, toutefois, ça doit pas être facile pour l’équipe.

Le site.
Donner un petit coup de neuf c’est toujours une bonne chose, visiblement, il s’agissait aussi pour les équipe du site de mettre en avant les sections qui drainent des visiteurs et qui permettent de gagner de l’argent (grâce à la pub, c’est incontestablement une bonne chose).
Malheureusement, entre les news, la pub, les rubriques… Personne ne semble s’y retrouver. Le site précédent mettait à l’honneur – au centre – un fil de news et autour des pubs, sondages et autres encadrés informatifs.
La nouvelle maquettes « à la mode » il faut le dire, est faite de pavés juxtaposés, chacun mettant en avant quelquechose… et tout le monde cherche des infos qui sont disséminées.
Ci dessous en rouge : la pub. Constat : il y en à peu alors que tout le monde pense que le site est bourré de pubs ! La pub n’est pas le problème de cette maquette.
En rose, des rubriques du site qui comportent des visuels produits et/ou des prix : ça ressemble à de la pub.
En vert, ce qui concerne l’actualité, à priori le cœur du site.

La façon de mettre en avant les infos est essentielle. Sur cette maquette, les infos sont misent en avant comme des pubs, d’où la confusion.
Ci dessous, capturé directement sur le site de MacGé, sans trucage, ligne du haut les infos du site et ligne du bas les pubs : la ressemblance est frappante !


Ce type de pub – photo + ligne de texte en dessous – à tendance à se généraliser, juste pour l’exemple, en voici capturées sur allocine.fr :

Le fond du problème.
À force de tout mettre en avant, on met rien en avant. Le design en tuiles n’est pas nouveau mais il est de plus en plus à la mode bien qu’il soit très délicat à désigner.
En définitive il n’y à pas « trop de pub » sur Macgé, mais on l’à vu, le contenu ressemble à de la pub… et inversement : la pub à du contenu ! De plus, la hiérarchie des information n’est pas visuellement lisible : nomalement on regarde une page et en quelques seconde on distingue le gros titre, puis la hiérarchie des titres moins important, puis l’article de fond, le graphique du jour… comme en presse quotidienne (oui, la presse sait faire ça à la perfection depuis des siècles !).
Sur Mac génération cette lecture est impossible, quel pavé parle de quoi ? Est-ce une pub ? Un article de fond ou une news ?  Pourquoi j’ai une pub entre 2 titres de news et pas en dessous ? Pourquoi cette news est en bleu ? Cet article est-il récent ou ancien ? Je ne sais plus si je l’ai lu ou pas… pffff…

Que faire ?
Repasser à la planche à crayon !
C’est toujours facile de critiquer, alors pour me mouiller j’ai tenté l’exercie de rester proche de la nouvelle maquette, tout en essayant de la convertir à un peu plus de lisibilité.

cliquer ici pour afficher le visuel + grand.

L’utilisation de photoshop sur une capture d’écran n’étant pas le meilleur moyen de modifier une maquette, merci d’être bienveillant avec mon bricolage.
Les infos sont regroupées en haut et on retrouve de quoi les classer à droite. La « grosse » info est dans le grand bandeau, juste en dessous 3 blocs pour 3 infos un peu moins importantes puis le fil des infos du jour.
Sous les infos : les sections phares du site (refurb, boutique, titres Igénération…). La pub n’est pas intercalée dans les infos et les infos liées au site sont identifiées par un benday orange.
Quelques détails de calage, d’espaces ajustés ont aussi été modifiés et au final cette maquette me semble plus claire que l’original; j’espère pour vous aussi. Evidemment, elle est perfectible, elle n’à de valeur qu’à travers l’exercice qui consistait à trouver des astuces pour rendre le site plus lisible en conservant l’esprit de la maquette critiquée.

Aux graphistes de MacGé : au boulot les gars !

[MAJ] Ajout de la version critiquée du site Mac Génération pour comparaison avec ma version.

 

L’ART DE DREW STRUZAN (suite)

Par le plus grand des hasards j’ai découvert que, peu après l’édition du livre « L’art de Drew Struzan » dont je vous parlais ici, un documentaire va sortir le travail de cet artiste : Drew, the man behind the poster.

Sortit le 16 août aux USA, il semble que la diffusion en salle soit confidentielle et j’imagine qu’il faudras attendre une sortie en vidéo pour le voir (en france en tout cas).
Georges Lucas, Steven Spielberg, Michael J Fox sont de la partie et il semble qu’on y découvrira quelques une des techniques de peinture utilisées par D. Struzan, à défault d’avoir son talent pour le dessin !

Les infos sur le documentaire de Erik P. Sharkey et la bande annonce sont disponibles ici : http://drewstruzandocumentary.com

L’ART DE DREW STRUZAN

l'art de drew struzan

Vous ne connaissez pas Drew Struzan mais vous connaissez son travail, vous êtes peut-être même allé au cinéma grâce à lui, inspiré par une de ses affiches de film. De Retour vers le futur à Indiana Jones en passant par La ligne verte, dans ce livre il accompagne ses croquis et ses peintures finalisées d’un texte incisif sur son métier.

Bien que le quotidien de cet artiste ait été différent de celui de nombreux graphistes, il est très intéressant de voir que certaines scènes relèvent du vécu pour bon nombre d’entre nous. Je vous engage vivement à acheter ce livre – « L’Art de Drew Struzan » – pour les illustrations mais je me permet de vous retranscrire ici quelques morceaux choisis des truculents textes d’accompagnement :

– Ma responsabilité était de faire en sorte que le travail soit fait. Le studio ne savait pas ou ne se souciait pas de connaître la façon dont ça avait pu être fait.

– Occasionnellement les studios demandent « quelque chose de différent » […] mais souvent quand ils sont confrontés à quelque chose de radicalement différent, ils reculent et se raccrochent à ce qui leur est plus familier et confortable.

– La plupart du temps, quand les gens du studio regardent une affiche, ils ne perçoivent pas le travail de composition ou de style, ils ne voient que des éléments distincts. Ils vont dire : « on aime le camion, la fille, mais on veut que Jack soit plus grand ». (1)

– Après avoir été « amorcés », les gens du studio arrivent à un point ou ils commencent à aimer ou pas certains éléments. Mais ils ne peuvent pas savoir ce qu’ils n’aiment pas si il ne le voient pas.

– Tous ces allers retours sont liés au fait que les hommes d’affaires ne sont pas à l’aise avec l’art. Avec toutes leurs séances tests et leurs fiches, ils ne savent finalement pas grand chose. Ils essaient constamment de deviner, à l’aveuglette.

– On avait beaucoup de temps pour travailler dessus, et vous savez ce que ça veut dire : j’ai fini par retoucher sans cesse des portraits et ça m’à semblé prendre une éternité. Tous ceux qui voulaient se faire mousser chez Sony avaient une opinion sur ce que cette affiche devait être.

– Warner Bros a changé de directeur de la publicité au niveau mondial. Et quand une nouvelle tête arrive, elle veut éliminer tout ce qui à pu être approuvé par le régime précédent. (2)

– Le directeur artistique chez Lucasfilm voulait que Vador soit plus grand. En fait, beaucoup plus grand. Mais bon sang, où diable voulait-ils placer un Dark Vador plus grand ?

(1) Le grand classique « on veut le produit plus gros, le logo plus gros, le texte plus grand »
(2) Ce qui explique pourquoi les packagings de dentifrice changent tous les 1O mois. 

L’Art de Drew Struzan
Drew Struzan et David J. Schow
Éditions Akileos.
35€

DOIT-ON PASSER À ADOBE CREATIVE CLOUD ?

C’est LA question du moment : quitter la version boîte de la creative suite d’Adobe, installée durablement sur votre disque dur, pour la dernière version dite « Créative Cloud », disponible uniquement sur abonnement et qui sera désactivée une fois désabonné ?

Premier constat : il n’existe pas d’alternative sérieuse pour un flux de production professionnel. Il y a des prétendants au dessin vectoriel (inkscape…) et à la retouche photo (Pixelmator…) mais ils sont ciblés pour les particuliers et n’arrivent pas au niveau d’Illustrator et Photoshop, si il n’y avait qu’une seule raison à donner : la plupart ne connaissent pas le CMJN (alors le nuancier Pantone n’y pensez même pas) !
Remplacer InDesign est plus facile : son précurseur Xpress, l’ancien monopole de ce marché existe toujours. Pour le montage vidéo il y a du choix, pour le web development je crois aussi qu’il y a du choix mais je ne suis pas connaisseur.

La Créative Cloud vaut elle le coup ?
Je ne l’ai pas essayée (pas taper!) mais certaines fonctionnalités sont assez intéressantes sur le papier : la recherche de polices ou l’assemblage de fichiers dans Illustrator; la réduction du tremblement ou le suréchantillonnage intelligent dans photoshop…
Indesign aurait une nouvelle interface façon illustrator et Photoshop ce qui aideras les moins pointus sur ce logiciel à s’y retrouver (comme moi) !
Saluont l’effort d’Adobe qui permet de télécharger et d’utiliser n’importe quel logiciel édité chez eux (After effects, Première, Lightroom…); ce qui met tout de même 19 logiciels (et pas des moindres) avec 1 seul abonnement.
Notons aussi qu’il est toujours possible d’installer ces logiciels sur 2 ordinateur à la fois avec une seule licence. Dans mon cas une machine de bureau et un portable sont tous les deux opérationnels.

La nouveauté d’Adobe c’est le Cloud : un espace de stockage dans lequel on peut placer n’importe quel type de fichier (pas seulement les fichiers créés avec Adobe CC apparemment). Une sorte de sauvegarde « tampon » est mise en place afin de récupérer d’anciennes versions d’un même fichier pendant 10 jours. Il est possible de partager des fichiers avec collaborateurs et de créer un portfolio sur Behance.
Ces fonctions ne me sont pas utiles et ne peuvent m’inciter à la location, toutefois elles peuvent vraiment avoir un intérêt dans le cas d’un travail collaboratif avec des graphistes distants. À vous de voir.

Pour les mauvais côtés, notez que cloud c’est « merveilleux » mais il faut avoir une connexion internet au minimum tous les 30 jours, sinon tous les 99 jours (abonnement annuel). Pourvu que cette vérification ne tombe pas quand vous êtes en vacances chez tonton Jean – dans le Limousin – qui n’a pas encore internet.
Un autre frein tourne autour de la perennité du contenu. Pourrais-je ouvrir un ancien fichier dans quelques années, n’ayant pas la possibilité de conserver une version fonctionnelle des logiciels sur mon ordinateur si je stoppe l’abonnement ?
Peut-être qu’Adobe sortira un jour un lecteur d’image, gratuit ou pas, mais avec une utilisation définitve, qui permettrait au minimum d’afficher/masquer les calques pour imprimer facilement ce que l’on souhaite. La question se pose aussi en conservant l’abonnement : les nouvelles versions de la CC ouvriront-elles les fichiers créés avec une précedente MAJ de la CC : oui à court terme, mais à long terme ? Le désarchivage de certains fichiers clients pourrait être douloureux.

Sur le blog d’Adobe on peut lire :
Afin d’accélérer la cadence de déploiement de ces nouveautés, fonctionnalités et services, en garantissant un niveau de qualité supérieur, nous axons tous nos efforts sur Creative Cloud.
Adobe justifie une grande partie de son choix de l’abonnement par des mises à jour regulières et importantes. Mais alors pourquoi Adobe ne le faisait pas avec les versions boites puisqu’elles sont « régulièrement » mise à jour pour des bugs ? Adobe pourrait au passage ajouter des fonctions comme d’autres éditeurs le font depuis longtemps. Adobe n’à d’ailleurs jamais été rapide pour corriger les bugs avec les nouvelles versions d’OSX.
Vu qu’on laisse à peut près le même budget que sur une version CS ce n’est donc pas une question de prix mais de marketing. Cynique.

Il reste à Adobe encore quelques pas pour être totalement convainquante avec sa CC. Sera t’elle capable de simplifier ses logiciels et leurs interfaces au lieu de les complexifier à chaque nouvelle fonction ? Sera t’elle capable de doter ses logiciels de killer features incontournables ? Le poids des fichiers psd sera-t-il moindre à l’avenir ? Pourras-t-elle un jour assurer aux utilisateurs la liberté de modifier leurs fichiers déjà créés alors que leur abonnement est fini ?

S’abonner ou pas ? Malheureusement, la conclusion est simple : on a pas le choix ! Adobe est incontournable, profitant d’un quasi monopole (dans le print professionnel au moins) pour imposer ses choix, à supprimé la possibilité d’acheter ses logiciels. Il faudra donc s’abonner un jour ou l’autre, pour le meilleur ou pour le pire.

Les +

  • mises à jour « importantes » incluses au fil de l’eau,
  • dépense prévisible,
  • possibilité de télécharger TOUS les logiciels Adobe,
  • le cloud (si besoin),
  • quelques nouvelles fonctionnalités intéressantes.

Les –

  • abonnement stoppé = logiciels désactivés = fichiers devenus des feuilles mortes,
  • pas de perrenité fichier/logiciel/mac (sur un vieux mac je possède d’anciennes versions toujours utilisables pour ouvrir de vieux fichiers),
  • esclave de la politique de prix d’Adobe,
  • quid de la compatibilité logiciel système/logiciel graphique ? Adobe n’à jamais été très prompt à mettre à jour ses logiciels pour les versions majeures d’OSX provoquant parfois des bug handicapants.

Note :
Dans le cadre de usage privé d’un particulier c’est bien plus compliqué. Payer 30 ou 60€ par mois pour une utilisation modérée (voire sporadique) et ouvrir ses anciens fichiers est discutable. Toutefois la recherche avance.

LE PRIX DE ADOBE CREATIVE CLOUD

Il y a quelques semaines Adobe a annoncé vendre sa créative suite par abonnement et abandonner la vente en coffret. Globalement, la nouvelle jette un froid chez les graphistes indépendants.
Je pense que je reviendrais sur l’intérêt – ou pas – de passer au CC (Creative Cloud) mais ce qui m’à interessé en premier c’est le coût d’un abonnement vs l’achat en boîte. Parce que au delà des fonctionnalités, ce qu’on veut savoir, c’est à quelle sauce Adobe va-t’elle vider notre portefeuille ?

J’ai donc calculé combien m’avais coutés les célèbres logiciels Illustrator, Photoshop et Indesign depuis 6 ans chez glumo :
• 2008, achat de ADOBE CS 3 premium : 2623€ TTC
• 2009, mise à jour CS 4 : 894€
• 2010, mise à jour CS 5 : 750€
• Je saute volontairement l’insignifiante mise à jour (MAJ) CS 5.5.
• 2012, mise à jour CS6 : 1014€ (là je découvre l’impossibilité de passer directement de la CS 5 à la CS 6, ADOBE me fait payer une MAJ que je n’ai pas utilisée. #TrèsÉnervant)
TOTAL pour 6 ans : 5281€ TTC (soit 73€ par mois)

Pour le Creative Cloud (avec le tarif en € à date d’aujourd’hui) :
• Première année : 37€ par mois (offre pour les possesseurs de la CS 6)
• Puis 61€ par mois
TOTAL pour 6 ans : 4836€ TTC (soit 67€ par mois)

Si on se base uniquement sur le tarif, le CC est plutôt une bonne option pour celui qui suit les mises à jour Adobe avec régularité. Certains graphistes font des MAJ moins souvent pour économiser un peu. Il est vrai que les CS anciennes ne sont pas dépassées pour un usage professionnel en print, on peut certainement produire sans soucis avec la CS1. Pour le web, dont les technologies évoluent vite, c’est peut-être moins vrai… Si il y a un webmaster dans la salle…

Comme à son habitude, la politique tarifaire d’Adobe est incompréhensible et semble faire payer le prix fort aux consommateurs Européen. Adobe s’est déjà exprimé là dessus, justifiant les prix majorés en Europe par les coûts de localisation (traduction, impression…)
Comme on peut le voir dans le graphique ci dessous,  les Anglais qui n’ont pas besoin de traduction payent plus cher que les Américains alors que les Brésiliens ne payent aucun surcoût pour la traduction en Portuguais.
Et que dire de ces pauvres Colombiens !

Le prix de adobe creative cloud dans le monde
(les prix sont arrondis)

AFFICHES DE CINÉ

Sous ce titre pas créatif du tout se cache un incroyable travail de graphisme (et un post dans le code couleur de glumo !).
Autant le dire tout suite, je suis fan d’affiches de cinéma anciennes (les affiches contemporaines étant rarement autre chose qu’un alignement de portraits aux couleurs saturées et surmontées de la phrase ridicule : par le producteur de…). À ce titre j’aime le travail de Saul Bass (ce qui n’à rien d’étonnant/original pour un graphiste) dont les phénoménales affiches de Anatomy of a murder et The man with the golden arm. (Maintenant, si vous voulez me faire plaisir, il suffit de trouver une affiche originale version US de l’un de ces deux films… Et d’économiser un peu !)

Ce qui suit est dignement inspiré du travail de Saul Bass.

Le Rolling road show est une tournée aux USA ou des films sont projetés dans les endroits ou ils ont été filmés. Cette année ils ont confié le remake des affiches des films projetés à Olly Moss (qui peut me compter parmi ses fans) et celà donne ceci :

et ma préférée :

À noter un superbe travail lui aussi inspiré (qui à dit Vertigo ?) sur l’affiche US de Buried, qui sort à la fin de l’année :

NAÏVE, éditions gestalten

Non, je n’ai pas d’actions chez Gestalten mais il faut dire que :
1. c’est peut-être l’éditeur le plus productif actuellement côté graphisme,
2. ces livres sont toujours bien conçus avec des DA léchées,
3. ils sont bien distribués.

NAïVE, sortit il y à plus d’un an est passé au travers du blog. Rattrapage O-BLI-GA-TOIRE !
INDISPENSABLE parmi les indispensables… C’est le livre de chevet chez glumo, ce qui explique que même 1 an après sa sortie il faut en parler.

Palette ocre, simplicité apparente des illustrations, surimpressions dans tous les sens, voilà qui fait frétiller les papilles des yeux.

Les à plat ont du relief, les vecteurs ont de la matière, les typos prennent du sens : les année 40 et 60 remontent à la surface avec des créations contemporaines et souvent minimalistes. À l’opposé de ces visuels photoshops bourrés d’éléments dans tous les sens où la prouesse technique est plus intéressante que le résultat graphique.

Non, au contraire des visuels de tutorial photoshop, les visuels de ce livre sont sobres, reposants et touchants : on sent qu’ils sont faits avec amour et qu’ils servent leur cause avec sincérité et élégance.

Must Have.

NAÏVE modernism and folklore in contemporary graphic design,
Édition : gestalten,
175 pages, quadri
Première édition : avril 2009
Environ 35€

ILLUSIVE 3, éditions GESTALTEN

Je possède ce livre depuis sa sortie mais le temps passe et hop zappage en bonne et due forme…
Séance de rattrapage pour ce superbe livre issue d’une trilogie (à quand le N°4 ?) regroupant des illustrations toutes plus belles les unes que les autres.

Le format du bouquin est parfaitement adapté pour l’illustration, elles sont bien mises en valeur et l’impression est belle.
La DA du livre est exceptionnelle, contemporaine, diversifiée mais homogène, on glisse doucement de page en page d’un style à un autre sans choc graphique. C’est un vrai défi de relier avec autant de cohérence ces illustrations très variées.

Par dessus tout, chacun des illustrateurs présenté est une pépite de talent tellement la sélection est fine.
Avis valable pour les 2 précédents livres de la série.

Un must have (tout est dit !)

ILLUSIVE contemporary illustration part 3,
Édition : gestalten,
320 pages, quadri
Première édition : août 2009
Environ  45€

MINI GRAPHICS éditions promopress

De l’art d’être petit est le titre de la préface.
Dédié aux petits supports de communications faits par des petites structures, ce livre regroupe des centaines de cartes dont l’intérêt essentiel est dans la forme. De la carte de visite en bois, en métal, en plexi il y en à mais le plus intéressant sont des formes de découpes originales, des supports inhabituels ou des pliages osés.

Le livre commence mal avec, dès les premières pages, des travaux déjà publiés. Il contient malgré tout de nombreux travaux originaux comme – par exemple – des cartes qui nécessitent une intervention de celui qui la reçois (gratter, coudre…) pour révéler le message.

D’après la préface, les petites agences, les petits studios ou les graphistes indépendants feraient un meilleur boulot parce qu’ils sont plus impliqués et que leur structure courte permet des échanges plus précis et plus faciles avec leurs clients.
Je ne dirais pas contraire mais mais c’est ici que ce livre atteint ses limites.
La qualité graphique des projets n’est pas toujours à la hauteur du support développé mais là on rentre dans la subjectivité du choix éditorial. En effet, le livre aurait’il présenté des projets tout aussi originaux dans leur forme si il avait fallu trouver des projets graphiquement actuels et intéressants ? À leur place je n’aurais pas fait concession et réduit le nombre de page aux projets aboutis sur les deux plans, le visuel et le façonnage.

En revanche, et là c’est strictement la faute de l’éditeur, le livre ne met pas du tout en valeur les graphismes. Les photos sont ternes, manquent souvent de piqué (pour dire poliment qu’elle sont floues), globalement on à l’impression de feuilleter un vieux bouquin dont les pages ont jaunies et les couleurs ont passées. À tel point que j’ai vérifié l’année de sortie du livre (2010) !

Les pages sont blanches, les travaux majoritairement en couleur mais en refermant le livre on garde le souvenir d’un livre en noir et blanc… Curieux…

En conclusion, si on peut regretter que le design graphique de ces cartes soit globalement assez décevant (et que c’est accentué par une qualité de photogravure et d’impression relativement ratée), il est en revanche certain que vous trouverez là une source d’inspiration intéressante sur la forme de ces petits support de communication.

MINI GRAPHICS Un maximum d’impact dans un mini format
Éditions Promopress
384 pages, quadri.
Première publication : 2010, imprimé en chine
Environ 40€