OBSOLESCENCE PROGRAMMÉE

« Mon pull bouloche, c’est moche » avais-je twitté cet hiver, une démonstration de l’obscolescence programmée pour l’un de mes amis qui croit fermement dans ce concept.

Il serait intéressant de donner une définition universelle de ce concept; la première qui me viens à l’esprit et qui semble en tout point de vue évidente, c’est le fait de rendre volontairement un bien obsolète (inutile ou inutilisable) au bout d’une période calculée à l’avance dans le but de vendre à nouveau le même objet à l’acheteur.

« L’obsolescence programmée constitue un effet pervers de la société de consommation. » Peut on lire sur Wikipedia (qui est plus complet que moi sur le sujet). OK, je suis d’accord avec ça. mais ou place t’on le curseur entre le piège marketing et la nature des choses ?
Mon pull est tricoté à partir d’une matière naturelle que l’on trouve sur le dos des moutons et celle-ci ne résiste pas à l’abrasion, elle tombe, repousse, tombe, repousse : c’est une matière jetable créée par mère nature. Tous les fabricants de pulls sont donc de vilains bougres qui font exprès de tricoter de la laine qui s’use ?
Les paranos de l’obsolescence programmée pourraient t-ils aller jusqu’à penser qu’un fruit qui murit c’est de l’obsolescence programmée ?
Comme pour un fruit, un objet possède intrinsèquement une période d’utilisation optimale, celle pendant laquelle il est utile et fiable. Au delà de cette période, lorsque le bien de consommation n’est plus capable de remplir correctement sa fonction il est comme le fruit qui pourrit : on le jette.

S’il est connu que les fabricants de machines à laver fabriquent en plastique des pièces qui devraient être en métal afin qu’elles s’usent plus vite il ne faut pas tout mettre dans le même panier.
Les objets numériques sont au carrefour de l’expression d’obsolescence programmée : à la pointe de la technologie d’aujourd’hui, ils seront ringards ou techniquement incompatibles dans une poignée d’année… S’ils fonctionnent encore.

Steve Jobs à trouvé un bon exemple pour expliquer que c’est une fatalité et pas systématiquement un calcul marketing et/ou industriel. Il commence par modifier le terme en « obsolescence incontournable », les projets, les produits, les connaissances se supperposent comme des strates pour créer une couche homogène qui sert de base à la prochaine strate.

Doit-on alors considérer que l’obsolescence programmée est un piège industriel pour des consommateurs béa ou bien une évolution naturelle liée au savoir des hommes ?
Comment nier le fait que notre savoir d’aujourd’hui est basé sur celui de nos ancetres. Les avions d’aujourd’hui ne sont pas un aboutissement mais une étape vers des avions plus puissants, plus gros plus rapides… Jusqu’à ce qu’ils soient dépassés par la téléportation : est-ce à dire que les avion d’aujourd’hui sont des objets à obsolescence programmée ?!
Si nous devions fabriquer des objets qui n’ont aucune obsolescence nous serions condamnés à ne plus innover. Ne plus avoir à renouveler ce qui nous entoure c’est aussi perdre une partie de ce qui fait la richesse de l’Homme : la curiosité, l’apprentissage, la recherche d’un « monde meilleur ».

Peut-on empêcher un objet de s’user ?
Pour faire la part des choses il faut également se demander si il est possible de produire des objets qui seraient éternels. La réponse est non. On peut bien entendu préciser l’idée en y ajoutant une échelle de temps. Il est possible de créer des objets qui durent le temps d’une vie, peut-être même de plusieurs générations, mais fatalement ils tomberont en désuétude, en panne, seront trop usés ou passés de mode. La mode étant d’ailleurs un facteur important du concept d’obsolescence programmée mais parfaitement humain, l’objet n’est pas en cause.

Certaines choses sont par définition sujettes à l’obsolescence, d’autres résistent mais même les idées, les concepts scientifiques changent ou disparaissent. Probablement que seules les grande pensées philosophiques résistent à l’obsolescence programmée.
Ce qui n’est pas acceptable c’est qu’une industrie, une marque, calcule la mort anticipée d’un produit pour que l’on soit obligé de le renouveler. Heureusement ce n’est pas généralisé et si mon pull bouloche, c’est moche mais c’est normal !

Ne sommes nous pas nous même des Êtres programmé pour l’obsolescence ? Nés pour mourir, c’est tout à fait naturel !

 

NUMÉRISER SES DVD

Depuis quelques temps déjà on sent le vent tourner pour les supports physiques : CD, DVD et même BluRay sont en sursis. On pourrait d’ores et déjà acheter notre musique et les films sur des clefs USB « consignées », prêts à être recopiés sur nos disques durs et autre tablettes mais l’industrie du spectacle s’accroche à ses acquis et refuse d’innover. Accuser les pirates et créer des taxes sur des supports variés (téléphones, disques durs, tablettes, box de FAI…) semble bien plus rentable que de vendre de la musique et des films en utilisant des méthodes contemporaine. Mais ça, c’est une autre histoire.
Les macs actuels n’ont plus de lecteur « CD », le futur MacPro n’en aura pas : signe des temps que ce support n’est plus utile, vite, débarrassez-vous-en ! (Ce seront quelques cartons de moins en cas de déménagement !)

L’idée est donc de ripper les DVD, de garder disponible VF et VO quand j’ai envie, de pouvoir afficher ou non les sous-titres et d’intégrer le tout dans iTunes afin de les lire sur Mac, iPhone et iPad.

C’est après la lecture d’un article sur CUK que je me suis lancé dans la numérisation de mes DVD, l’article donnant une méthode facile et efficace. J’ai trouvé plus simple encore.
J’ai testé de nombreux rippers de DVD et mon choix s’est arrêté sur Mac DVD Ripper Pro : un logiciel en VF dont la qualité d’image rippée est fidèle au DVD, qui n’est pas très cher avec les mises à jour sont régulières (1/mois !), pour finir il rippe en multilingue (le même fichier rippé peut renfermer la VF et la VO par exemple). L’interface est minimaliste, il est ultra simple d’utilisation.
Pour info, il faut compter entre 1 et 2Go par film rippé.

Seul bémol : il rippe les sous-titres « en hard », c’est à dire que si vous choisissez de ripper un DVD en anglais avec des sous-titres français, ces derniers seront incrustés dans l’image (impossible de les enlever). La possibilité d’intégrer les sous-titres en « soft » est dans la wish-list du dévelopeur mais ce n’est pas pour tout de suite.

J’ai alors fait appel à Subler. Il permet d’incorporer les sous-titres dans le fichier vidéo en mode « soft », on peut donc choisir des les afficher, ou pas, au moment de la lecture. Il permet également d’importer le résumé, l’affiche et quelques détails provenant d’une base de donnée sur internet. Cette base anglophone possède de nombreux résumés de film et séries en français mais il faut que le nom de votre fichier ne comporte pas d’accent et de caractère spécial pour qu’il ce soit trouvé automatiquement. Dans le cas contraire, il faudra chercher avec l’outil intégré, sans accent ou avec le nom original du film. Ensuite Il faut télécharger sur internet les sous-titres du film (il existe énormément de sites de sous-titres, merci google), attention de bien télécharger le fichier qui correspond à votre film : director’s cut, version longue… sinon les sous-titres ne concorderons pas aux images. Ajouter le fichier sous-titre et cocher la case des éléments à exporter, enfin exporter le tout directement vers iTunes. Une fois qu’on à pigé le truc c’est très simple et rapide et cela fonctionne très bien aussi avec les séries TV.

Les DVD rippés ainsi fonctionnent sur iPhone, iPad et sur l’AppleTV.
J’ai aussi rippé tous mes CD, directement dans iTunes, ça aussi c’est bien, bye bye le support physique…

images ©macdvdripperpro